« Montdidérien »

Petite balade musicale dans les rues de Montdidier, charmante bourgade du sud…  (de la Somme, hu hu hu !) dans laquelle j’ai passé une enfance idéale – entre le club de foot et le club de foot – et une adolescence tranquille entre le baby-foot et le comptoir.

Petit hommage donc à cette ville paisible que je retrouve toujours avec un plaisir attendri. Hommage sous la forme d’une interpellation du « montdidérien », l’habitant de Montdidier.

Tu profiteras des champs
Tout en appréciant la ville
Tu aimeras les vents
Qui balaient ta colline

Tu domineras le monde
Tu ressentiras la plaine
Quand y’a rien à la ronde
C’est là qu’ta vie est pleine

Tu jouiras des Trois Doms
Dont la nature t’as doté
Tu sauras qu’ t’arrives chez toi
Quand bondissent trois clochers

Tu aimeras ces moulins
Qui allument tes lampes
Et font de ton patelin
Un brillant fer-de-lance

Déjà dix heures et demi
Frappe Duquesne au Beffroi
Un café, des amis
Ici t’auras jamais froid
Montdidérien
Tu as tout
Et tu l’sais bien
Avoue !
Montdidérien
Tu as tout
Et mine de rien
C’est beaucoup !

Tu r’gard’ras la falaise
Tout en grimpant « la Porte »
Tu penseras, « C’est balaise ! 
Quand l’histoire nous trasporte» 

Celle de ton roi lombard
Prisonnier dans sa tour
Priant le Mont Soufflard
Quand le temps devient lourd

Et cette vie pleine d’audace
Dont tu parleras si fier
Parmentier c’est la classe
Aujourd’hui comme hier

Et Blanchard l’aviateur
L’ingénieur, le poète
Patrie d’grands !
Hommes ou femmes !
Racine dira pas l’contraire !

Déjà midi et demi
Frappe Duquesne au Beffroi
Une bière et des amis
Ici t’auras jamais froid

Refrain

Four à chaux, porte secrète,
La cascade, les pieds nus
Le dos d’âne de l’extrême
Jusqu’à « Hollywood Avenue » !

De ta Cité du Nord
À ton kiosque à marmaille
Ta Vandoise, tous tes sports 
Tes Civettes de toutes tailles

Depuis ton Prieuré
Shootant dans un marron
Partant comme un boulet
On ira boire au canon !

Tu l’aimeras Montdidier
Avec toutes les blessures
Dont il s’est relevé
Tu l’aimeras ça c’est sûr

Déjà minuit et demi
Frappe Duquesne au Beffroi
Une 3Doms, des amis
Ici t’auras jamais froid


Montdidérien
Tu as tout
Tu le sais bien
Avoue !
Tu as tout, tout, tout
Montdidérien
Et pour le coup…
C’est pas rien !