L’huissier

Hélas hélas,
L’huissier m’est apparu
S’est encastré sans sommation dans l’embrasure
Dans ma maison.
S’est présenté comme l’associé d’un autre huissier
Qu’aurait soit disant, soit dit en passant,

Pignon sur rue.
Hélas hélas,
L’huissier m’est apparu

 

M’accapara 5, 6 minutes, tenace le bougre.
Masqué dessous sa carapace de bienséance.
Elancé, glabre et froid. Gracile presque visqueux.
L’huissier s’avança, sûr et décidé
Et m’annonça qu’on m’avait dénoncé
Ça v’nait du beau fils du gendre de ma brue.

Hélas hélas,
L’huissier m’est apparu

 

Cinq cent mille qu’il m’a balancé !
Sinon saisie ! Sur salaire, sur télé, sur savons sur dictionnaires
Saisie qu’il gueulait. J’en était si saisi, désarçonné.
« Même si, même si… » que j’esquissais…
Même si j’vous sers un expresso ?

A ces mots là l’huissier sourit et s’élança pour m’embrasser.

Souhaitant visiblement m’enlacer.
De suite me ravisant, je lui lançais “Hey là l’huissier.
Pas d’ça ici, p’tit vicieux, malotru !”
Hélas hélas,
L’huissier m’est apparu

 

Allez, Ouste l’huissier.
Espèce de vieux garcon !
T’es comme la peste alors tu t’casses
Tu débarasses mon paillasson
Tes façons grossières, l’intrusion

Dans ma maison, de ta face de sorcière

Tu m’as saoulé tu m’as lassé

Tu m’as outrageusement bassiné

Tu m’fous le stress alors tu cesses,

De l’air, tu traces, tu t’casses du balais, le ballot !

C’est ça, l’huissier, débarrasse le plancher vieux salaud !

 

 
 
 
 

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